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Le raid de Doolittle sur Tokyo le 18 avril 1942


Le raid de Doolittle
Quand le général Arnold soumit au président Roosevelt un projet de bombardement de Tokyo, le président lui donna carte blanche. Un raid de représailles, au cœur même du Japon, aiderait à soutenir le moral des Américains et celui de tous les Alliés victimes de l'agression japonaise dans le Pacifique, mais on ne pouvait s'attendre que l'engagement d'une force aussi limitée causât de grands dommages matériels.
Etant donné qu'aucune base aérienne alliée n'existait à « distance de bombardement » de Tokyo, l'armée de l'air américaine décida de faire décoller d'un porte-avions des bombardiers — exploit encore jamais réalisé. Ce bombardement jetterait doublement la confusion dans l'esprit des Japonais : ils ne s'attendraient pas à une attaque des unités aériennes basées en Chine, et pas davantage que la flotte américaine risquât des porte-avions suffisamment près du Japon pour en faire décoller des avions à court rayon d'action. C'était un plan brillant qui ne comportait que des risques limités. Il suffisait d'avoir les appareils adaptés à cette mission et des pilotes particulièrement entraînés.
Le lieutenant-colonel Doolittle, un expert de premier ordre de l'aviation de bombardement, fut choisi pour commander ce raid. Il désigna vingt-quatre équipages du I7e groupe de bombardement qui, envoyés à Eglin Field, en Floride, s'entraînèrent à la difficile technique de faire décoller un gros bombardier, lourdement chargé, de la courte piste qu'un porte-avions pouvait offrir.