A vous, Adolf Hitler, je jure fidélité et bravoure...

Je promet d'obéir jusqu'à la mort et que Dieu me vienne en aide

L'obéissance
L'obéissance est la conséquence de la fidélité. Les ordres émanant de la hiérarchie doivent être exécutés, non seulement à la lettre, mais dans leur esprit. Un SS ne peut refuser un ordre. Il peut seulement faire observer qu'il ne se sent pas capable de l'exécuter et demander à en être libéré. Si ses supérieurs confirment leur ordre, il doit l'exécuter malgré tout.
Le sport
Jusqu'à son cinquantième anniversaire, le SS doit passer chaque année un examen sportif et le Reichsführer lui-même tenait à s'y soumettre (même si les examinateurs montrèrent, dit-on, quelque indulgence dans leurs notations...). Les épreuves ont lieu en général le 21 juin, date du solstice d'été, qui est une des grandes fêtes de l'Ordre noir.
La marche est le complément normal du sport. Le stade débouche sur la route. Pendant toute la période nationale-socialiste, l'Allemagne a vécu au rythme des colonnes en marche. Sur toutes les routes, ce ne sont que cohortes brunes ou noires qui avancent, en lançant à pleine voix des chants guerriers. Voici revenu le temps des lansquenets.
Dans un peuple mobilisé chaque dimanche pour quelque festivité nationale-socialiste, les SS assurent, au premier rang, le service d'ordre. On les voit à la fête des Moissons, comme au jour des Héros. Ils sont là pour célébrer le Travail ou la Culture, ces grandes entités abstraites, regermanisées pour la circonstance. Ils se costument en guerriers du temps d'Arminius, le vainqueur des légions romaines, pour défiler autour d'un char porteur de la roue solaire.
La famille
Mais l'essentiel de l'activité d'un SS est sans doute la fondation de sa propre famille. Heinrich Himmler ne manque jamais de rappeler à ses hommes que se marier est un devoir sacré et il fixe même à quatre le nombre minimum des enfants que doivent élever ces foyers de l'Ordre noir.
Il envisage même de ne plus donner d'avancement aux officiers qui seraient restés célibataires après trente ans et il indique aux autres qu'il sera tenu compte, pour les nommer 'à un grade supérieur, de leur valeur en tant que gradé, mais également de leur attitude en tant que chef de famille.
Les prénoms
Après avoir expulsé les saints du calendrier, les SS s'efforcent de les chasser de l'état civil : les prénoms d'origine hébraïque, comme Judith ou Daniel, sont à proscrire. Les enfants des familles SS doivent porter des prénoms d'une origine nordique indiscutable. A la naissance d'un enfant, l'Ordre noir lui offre un chandelier gravé à son nom et orné de caractères runiques. Une devise rappelle au nouveau-né le principe essentiel de la SS : « Tu n'es qu'un maillon de la chaine éternelle de la parenté. » Il existe une cérémonie de baptême appartenant en propre à la SS
Formation des cadres SS
Toute élite exige une élite pour la diriger. La SS attachait une attention toute particulière à la formation de ses cadres. Les jeunes hommes jugés dignes de devenir officiers de l'Ordre noir et de gravir rapidement les degrés d'une hiérarchie qui vit consacrer des généraux de trente ans, ces jeunes hommes subissaient la formation redoutable et mystérieuse des Junkerschulen de la SS.
La plus connue, parce qu'elle devait devenir par la suite la pépinière des officiers de la Waffen SS issus de trente-deux nations européennes, est celle de Bad Tôlz, en Bavière.

Les aspirants franchissent le seuil et se retrouvent sur une immense place d'armes. Un seul drapeau, noir avec les deux runes SS blancs, claque au vent des sommets. A Bad Teilz, on étouffe en été et on gèle en hiver. L'instruction est impitoyable : beaucoup de gymnastique et un peu de philosophie. L'essentiel est de tremper les caractères et de donner à ces très jeunes aspirants le sens de l'autorité et de la responsabilité.
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