Le 26 novembre 1941, la flotte japonaise appareille

L'exitation est à son comble à bord des porte-avions

L'approche de l'objectif
L'écoute du trafic radio des Américains apprit à Nagumo que tout était calme à Hawaii et que l'ennemi ne faisait de reconnaissances aériennes qu'au sud-ouest d'Oahu. Un espion japonais du consulat de l'île signala que huit cuirassés américains étaient dans le port, mais non les porte-avions Enterprise et Lexington. L'absence des porte-avions diminuait l'importance de l'objectif, mais Nagumo estima finalement que la destruction des cuirassés justifierait l'opération. De plus, les porte-avions pouvaient rentrer à la base d'un moment à l'autre. Ils seraient alors attaqués.
Le 6 décembre à 21 heures, les Japonais atteignirent le point de leur route où ils devaient obliquer vers leur cible. Le 7 décembre, la première vague d'attaque se forma à 6 h 15 et se dirigea vers le sud, chaque homme connaissant sa cible et sa tâche et tous déterminés à donner aux Américains une nouvelle preuve du légendaire courage japonais.
La station radar d'Opana
A la station radar d'Opana le soldat Elliott avait repéré une large tache sur son écran. Il n'aurait normalement pas dû se trouver là, car la station ne fonctionnait pas de jour et le poste était habituellement éteint 7 heures. Mais Elliott était novice dans le fonctionnement des appareils et il avait demandé à son sergent l'autorisation de rester un peu plus longtemps pour s'entrainer au maniement de l'oscilloscope avec son coéquipier Joseph Lockard. Lorsque la tache apparut à 7 h 6, Lockard écarta son collègue inexpérimenté et prit les commandes. Il n'avait encore jamais vu une tache aussi grande sur l'écran. Il commença par vérifier les appareils, pensant que c'était dû à un défaut technique, mais finit par se rendre à l'évidence. Il s'agissait bien d'un vol massif d'avions !
Les pilotes aux avions
L'amiral Nagumo réunit les pilotes sur le pont d'envol de l' Akagi et donne lecture de la proclamation de Yamamoto. La vitesse est portée à vingt-quatre nœuds. Rien, désormais, ne peut plus arrêter la guerre. Dans les postes de radio muselés des navires japonais, les opérateurs, le cceur battant, écoutent les premières modulations de la musique de danse d'Honolulu. Ce programme durera jusqu'à l'instant fatal de l'attaque ; c'est pour les Japonais la certitude que l'alerte n'est pas donnée. C'est aussi un excellent guide pour les aviateurs.
Bien avant le lever du soleil, le branle-bas de combat retentit à bord des porte-avions. Les pilotes se ruent dans à la salle d'alerte pour y recevoir les dernières instructions, puis ils se rendent aux hangars et se brêlent dans les cockpits. Les premiers avions sont montés sur le pont d'envol.
A 6 heures, l'ordre de décollage monte aux drisses des porte-avions. Sous les acclamations frénétiques des marins, les 181 avions de la première vague décollent. Les 43 chasseurs Zéro du lieutenant de vaisseau Itaya prennent la tête à 4 000 m d'altitude. Leur rôle sera d'anéantir la chasse américaine, si celle-ci, alertée par ses radars, réussit à prendre l'air. L'émotion est si forte que l'amiral Kusaka, chef d'état-major de la flotte, tremble comme une feuille et doit s'asseoir à même le pont pour reprendre ses esprits !
Tora ! Tora ! Tora !
A 7 h 40, Fuchida lance un « dragon noir », une fusée ordonnant la formation de combat pour une attaque surprise. Au lieu d'avoir à combattre dans le ciel, la chasse nipponne va pouvoir se ruer sur les aérodromes pour détruire sans risque l'ennemi au sol. Les avions torpilleurs vont attaquer au niveau de la mer, les bombardiers en vol horizontal lâcheront leurs projectiles à mille mètres d'altitude, et les bombardiers en piqué vont amorcer leur attaque à 3 500 m.
Dans la poitrine de Fuchida, son cceur bat follement. Par la large déchirure des nuages, il aperçoit enfin la flotte américaine au mouillage, une cible imparable. A 7 h 49, il rompt le silence radio imposé depuis le décollage : Tora ! Victoire !
Elliott de son côté avait établi les coordonnées. Très excité, il suggéra à son camarade de communiquer ces informations au centre de renseignements. Il y a des quantités d'avions qui arrivent du nord, 3 degrés est !
Le standardiste Joseph McDonald prit méticuleusement note, puis trouva le lieutenant Kermit Tyler. Il lui tendit le message. Tyler n'était pas un spécialiste du repérage ; pilote de chasse, il effectuait un stage. Il pensa qu'il s'agissait des forteresses volantes qu'on attendait de Los Angeles ou des appareils d'un porte-avions américain.
pearl harbor
avions japonais en 1940
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