Début du soulèvement de Vasovie

L'armée de l'intérieur contrôle les trois cinquièmes de la ville.

Le rassemblement des unités de l'armée de l'intérieur à leurs différents points de concentration se déroule sans réaction de l'ennemi dans l'après-midi du 1er août. Pourtant, à cause des difficultés résultant du secret de cette opération, 85 % des troupes seulement réussissent à rejoindre leurs postes.
A 17 heures, les Polonais se ruent sur divers points choisis à l'avance. En quelques minutes, la ville devient un champ de bataille. Les patrouilles et les soldats allemands sont attaqués dans les rues et désarmés. Quantité d'objectifs — ceux qui sont mal fortifiés ou dont les défenseurs ne sont pas en nombre suffisant — tombent aux mains de l'armée de l'intérieur. Ceux, en revanche, qui sont bien défendus repoussent le premier assaut. Partout où l'offensive initiale a échoué, les Polonais attaquent de nouveau dans la nuit, parfois à plusieurs reprises. Les quartiers pris aux Allemands sont occupés aussitôt par les combattants de la liberté.
Le lendemain et le surlendemain (2 et 3 août), l'armée de l'intérieur continue d'assiéger les points fortifiés allemands qui ne sont pas tombés dès le premier jour de l'insurrection. Les résultats sont du reste assez décevants parce que les Polonais manquent des armes lourdes nécessaires pour venir à bout des blockhaus et autres défenses bétonnées.
Les deux adversaires subissent des pertes sévères (tués et blessés). Les Polonais réussissent à s'emparer d'une quantité considérable d'armes et de munitions ; les Allemands, de leur côté, résistent presque partout avec acharnement, malgré leur manque initial de coordination.
Mais il faut payer la violence des combats et, du côté polonais, les stocks de munitions baissent rapidement malgré les quantités considérables prises à l'ennemi ; cet état de choses, qui s'ajoute aux pertes croissantes et à l'issue décevante des attaques des 2 et 3 août, ralentit fortement l'élan des opérations offensives de l'armée de l'intérieur.
Puis, à la consternation générale, le fracas de la bataille qui oppose les Allemands aux Soviétiques sur la rive orientale de la Vistule cesse de croître comme il a fait jusqu'à présent, se calme le 3 août et s'évanouit totalement le lendemain. L'aviation soviétique disparaît du ciel de Varsovie dès le 2.
Après avoir considéré tous ces facteurs et consulté son commandant en chef, le colonel Monter ordonne à ses troupes de renoncer à l'offensive et de passer à la défensive. Nous sommes le 5 août et, à l'issue de cette première phase des combats, l'armée de l'intérieur contrôle les trois cinquièmes de la ville.
Himmler, de son côté, envoie des renforts à Varsovie, tant par le rail que par la route. Il y a des fantassins et des policiers ainsi que trois unités étranges : une brigade composée de criminels condamnés à la prison et deux autres constituées de déserteurs soviétiques. Au fur et à mesure du déroulement des combats, Bach-Zelewski reçoit en outre des renforts considérables d'artillerie lourde (canons de siège de 610), de lance-roquettes et de lance-flammes.
combattant polonais pendant le soulèvement de varsovie en 1944
soulèvement de varsovie en 1944
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