Les combats font rage dans tout le Ghetto de Varsovie

Stupéfaction devant le courage de ces résistants Juifs.

L'horreur continue
L'escalade de l'horreur continue. Le 18 avril, au soir, le ghetto est encerclé. Les nazis considèrent qu'en trois jours ils mettront fin à la résistance. Mais avant même que les assaillants n'engagent le combat, les Juifs partent à l'attaque. Postés sur un balcon dominant le carrefour Nalewki, ils lancent des grenades sur les soldats qui attendent des ordres. Quarante hommes tombent. Pendant ce temps, des barricades sont construites dans le ghetto. Mais des tanks allemands arrivent à la rescousse et tirent en aveugles sur les façades des maisons. Des mitrailleuses installées sur les toits tiennent pourtant les assaillants en échec. Des bouteilles incendiaires sont lancées et deux chars prennent feu.
Stroop comprend qu'il lui faut des renforts. Il envoie en même temps un ultimatum aux insurgés qui ne daignent pas répondre. Une amnistie est pourtant offerte aux travailleurs qui quitteront de leur plein gré le ghetto, mais presque personne ne se laisse prendre à ces bonnes paroles.
Maintenant les combats font rage dans tous les secteurs. Stroop est stupéfié par la résistance qu'il rencontre. Chaque jour il rend compte à ses supérieurs du déroulement de la bataille. Il a soin naturellement de vanter l'action de ses hommes, tout en vilipendant ses adversaires qu'il traite d'êtres inférieurs, de terroristes, de bandits. Mais en fait, il montre sa stupéfaction devant le courage des résistants.
Des deux mains à la fois
« Toujours de nouveaux groupes de combat, composés de garçons juifs de dix-huit à vingt-cinq ans, au nombre de vingt, trente et plus, accompagnés d'autant de femmes, alimentaient la résistance », notera Stroop dans un mémoire récapitulatif... « Il n'était pas rare de voir ces femmes tirer des coups de revolver des deux mains à la fois. Il leur arrivait souvent de cacher jusqu'au dernier moment, dans leurs slips, des revolvers et des grenades pour les utiliser ensuite contre les hommes de la Waffen SS, de la police ou de la Wehrmacht. »Les membres de ces formations avaient ordre de tenir jusqu'au bout sans esprit de recul et de se suicider, si nécessaire, pour éviter d'être arrêtés. Un de ces groupes réussit à s'enfuir à bord d'un camion après être sorti d'un égout.
revolte ghetto juif de varsovie
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