Le début du quartier juif de Varsovie ... Automne 1940

433 000 Juifs furent parqués danc ce ghetto de Varsovie

Conseil Juif ou Judenrat
Le 4 octobre 1939, un « Conseil juif » ou Judenrat a été constitué, avec à sa tête l'ingénieur Adam Czerniakow. Il doit maintenir l'ordre et servir d'intermédiaire entre la communauté et les occupants. Cet organisme au service des envahisseurs témoigne peut-être de bonnes intentions, mais beaucoup le méprisent et surtout redoutent son action.
Les membres de Judenrat reçoivent en effet l'ordre de dresser pour les autorités allemandes la liste des hommes valides âgés de seize à soixante ans. L'inquiétude grandit dans la communauté. On parle en outre de former dans la ville un quartier spécial pour les Juifs : il s'agirait d'une sorte de vaste îlot comprenant une cinquantaine de rues. Le Judenrat discute de son mieux : il obtient que ce chiffre de cinquante rues passe à quatre-vingt-dix. Mais rien encore ne semble décidé.
Un flot humain arrive dans le ghetto de Varsovie
En mai 1940, Hans Frank décide de regrouper tous les Juifs de la capitale dans l'ancien ghetto. Le Judenrat devra faire construire à ses frais un mur de briques de 2,50 m à 3 mètres de haut, surmonté de tessons de bouteilles et enserrant tout le quartier. En attendant, des transferts de population vont s'effectuer. Les « Aryens » installés à l'intérieur de la future enceinte devront évacuer les lieux. En revanche les familles juives des autres quartiers, généralement plus aisées abandonneront leurs demeures et leurs meubles pour venir habiter le ghetto.
Mais les arrivants sont beaucoup plus nombreux que les partants. En outre, d'autres groupes surgissent : des Juifs chassés des localités voisines. La cohue est indescriptible, le désordre d'autant plus grand que les consignes concernant les limites extérieures du ghetto changent à plusieurs reprises, généralement pour rétrécir la surface. Les gens qui viennent de s'installer dans les rues proches du mur doivent redéménager et chercher un nouveau domicile.
Le général de brigade SS Stroop, qui sera chargé plus tard de la répression de la révolte, justifie la création du ghetto comme « mesure d'hygiène publique, de protection de la santé des troupes allemandes, les juifs étant porteurs de maladies contagieuses », et n'hésite pas à écrire que l'espace choisi pour le ghetto est « le quartier utilisé comme terrain de quarantaine lors des épidémies ». Cet argument a servi plus tard pour dissuader les Polonais de tout rapport avec les juifs.
Les nazis, fouets en main
En novembre 1940, le ghetto est définitivement fermé : personne ne pourra plus ni entrer ni sortir sans ausweis. Une police juive veille sur le maintien de l'ordre hitlérien. En principe aucun soldat allemand n'a le droit de franchir les portes, cependant des nazis circulent dans les rue% fouets en main, à moins qu'ils ne jouent du revolver. Aussitôt qu'ils apparaissent, les populations s'enfuient. Mais ils pénètrent dans les maisons qu'ils pillent sans vergogne. Naturellement lorsqu'un soldat est abattu, ou même molesté, des otages sont pris et exécutés.
mur du gnetto de varsovie
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