La première bataille d'El-Alamein

Elle a sauvé l'Egypte et le Moyen-Orient...

australien à la bataille d'eil alamein
La première bataille fut fertile en péripéties de toute nature. Mais ce fut avant tout le heurt de deux volontés. La lutte se prolongea pendant les deux premières semaines de juillet et se termina par la défaite de Rommel devant Auchinleck.
Le 1' juillet, le commandant de l'Afrika Korps avait tenté de rééditer la manoeuvre, couronnée de succès, de Marsa-Matrouh. Il se proposait d'attaquer la VIII' armée au centre, tout en effectuant un double mouvement de débordement. Mais ce plan se heurta au feu intense des groupes de combat britanniques. Le 2 juillet, Rommel réduisit sa manœuvre à un seul enveloppement. Mais, là aussi, il enregistra un échec. Le 3 juillet, il frappa encore au centre et dut à nouveau s'arrêter, après avoir réalisé quelques progrès. Pourtant, il avait participé de sa personne à l'opération. De son côté, Auchinleck devait contre-attaquer le 2 et le 5 juillet, obligeant son adversaire à regrouper ses forces. Mais la VIII' armée fit preuve de mollesse et d'hésitation. Cependant, Rommel avait été obligé de recourir à l'infanterie italienne pour la première fois depuis Gazala.
Malgré tout, il décida de reprendre l'offensive le 10 juillet et de tenter la rupture en direction du delta. Mais Auchinleck le devança, le 9, et lança une violente attaque le long de la côte, précédée par un pilonnage d'artillerie digne de ceux de 1914-1918. L'assaut fut mené par la 9' division australienne ( en haut ). Les Italiens lâchèrent pied, abandonnant la colline de Tell-el-Eisa, et Rommel dut renoncer à son offensive pour secourir les Italiens.
Le plan d'Auchinleck, inspiré par Dorman-Smith et consistant à attaquer les Italiens dans un secteur, puis dans un autre, se soldait donc par une réussite complète. Entre le 9 et le 16 juillet, six attaques de ce genre furent lancées et Rommel n'évita l'effondrement de ses alliés qu'en engageant ses dernières réserves.
Les 21 et 22 juillet, et de nouveau le 26, Auchinleck tenta d'exploiter la défaite de Rommel. Mais sa contre-attaque aboutit à un fiasco total dû avant tout à l'absence de liaison entre les chars et l'infanterie britanniques, incapables de coordonner leurs mouvements à la manière allemande. On enregistra, en outre, une rupture des communications radio. En fin de compte, l'infanterie se fit massacrer par les panzers et les chars furent détruits devant des défenses allemandes qu'ils auraient pu emporter s'ils avaient bénéficié de l'appui de l'infanterie.

Ainsi, Rommel n'avait pas été contraint à la retraite. Néanmoins, la première bataille d'El-Alamein avait sauvé l'Egypte et le Moyen-Orient. Ce fut une des rencontres décisives de la seconde guerre mondiale.

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