Pour Vichy... Un ramassis de Voyous

Tous les combattants étaient volontaires.

Si la 8e armée britannique était composée de ressortissants de l'Empire (Anglais, Ecossais, Arabes, Africains, Sud-Africains, Australiens, Néo-Zélandais, Indiens, sans oublier une brigade juive de colons de Palestine qui avaient accepté de se battre aux côtés des Britanniques, leurs adversaires de la veille et... du lendemain) auxquels s'étaient joints des Polonais, des Tchèques et des Grecs, la 1ere BFL n'avait rien à lui envier — on y parlait plus de vingt langues et dialectes! On trouvait ainsi dans les bataillons de Légion étrangère des républicains espagnols et des antifascistes allemands ou italiens. Une grande partie des effectifs provenait de tous les recoins de l'Empire français: Tahitiens, Wallisiens, Caldoches et Canaques du bataillon du Pacifique mais aussi des Indochinois, Khmers, Malgaches, Antillais, Guyanais, Libanais et Indiens des comptoirs français. Des Mauriciens qui, bien que sujets britanniques, étaient francophones et se sentaient solidaires de la France. D'Afrique du Nord venaient des tirailleurs, et d'Afrique équatoriale des unités composées de tribus entières, sans les femmes et les enfants, bien sûr, mais avec leurs sorciers! Leur encadrement était assuré par des colons, chasseurs, administrateurs, missionnaires, etc.
Tous étaient volontaires. Tout comme l'étaient les Français libres ayant répondu à l'appel du 18 juin. Le général Kœnig avait quant à lui pour chauffeur une jeune Anglaise, Susan Travers, qui s'était engagée dans les FFL! La seule femme à Bir Hakeim. D'autres Anglais étaient présents, dans les services médicaux en particulier. Certains militaires français étaient même des anciens des forces de Vichy qui avaient combattu la 1" BFL quelques mois plus tôt, au Liban et en Syrie, mais avaient rejoint ses rangs après l'armistice de Saint-Jean-d'Acre.
La station vichyste de Radio-Paris décrira les membres de la 1ere BFL comme un ramassis de jeunes voyous, de juifs tarés et de mercenaires en mal de solde et de galons». On s'en doute, le général Kœnig avait une tout autre appréciation de ses hommes: «C'étaient des gens d'honneur mus par un instinct de conservation nationale [...I. Ils avaient entamé, chacun à son compte, la reconquête d'une patrie, souvent adoptive, qu'ils espéraient retrouver libre.»
volontaires à Bir-Hakeim
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