La surprise russe

L'armée Rouge envahit la Pologne le 17 septembre 1939

A l'aube du 17 septembre, l'armée Rouge traversait la frontière polonaise sur une longueur de 1 500 kilomètres, de la Dvina au Dniestr. Ce fut une surprise totale pour le gouvernement et le haut commandement polonais, de même que pour le haut commandement allemand.
Les deux groupes d'armées soviétiques étaient celui de Russie Blanche, qui comprenait quatre armées, et celui d'Ukraine, qui en comprenait trois. La XII° armée, la plus au sud, était la plus mécanisée : sa mission était de couper les Polonais de la Roumanie et de la Hongrie. La frontière polonaise n'était défendue que par 18 bataillons et 5 escadrons de cavalerie du corps de défense frontalière (KOP) ; il n'est donc pas étonnant que, les deux premiers jours, 17 et 18 septembre, les avant-gardes russes aient avancé de 100 kilomètres en territoire polonais. L'attitude de l'armée Rouge semblait ambiguë. Au début, les troupes russes paraissaient éviter tout combat, et l'on murmurait même qu'elles étaient venues aider les Polonais. La situation devint moins équivoque quand les unités polonaises furent désarmées et faites prisonnières.
L'armée soviétique, ayant traversé le Dniestr, menaçait Kolomyja, où se trouvait le haut commandement polonais. On ne pouvait plus tergiverser. Ordre fut donné aux troupes de se replier vers les frontières roumaine et hongroise, de résister aux Allemands, mais de ne combattre les Russes qu'en cas d'attaque ou s'ils tentaient de les désarmer. Il fut arrêté que le président et le gouvernement gagneraient la France par la Roumanie puis, devant l'attitude compréhensive des autorités de ce pays, le commandant en chef décida également de s'y replier. Mais, le gouvernement de Bucarest ayant cédé à la pression allemande, ils furent tous internés le lendemain, 18 septembre, et transférés dans les villes de l'intérieur.
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