Le tournant de la guerre

La première défaite subie par la Wehrmacht

Malgré tout, les Soviétiques ne réussirent à obtenir aucun succès décisif. Staline s'était exagéré le désarroi de l'armée allemande après l'échec devant Moscou. En dépit de l'avis de la plupart des chefs de l'armée Rouge, et de Koniev en particulier, il s'obstina à vouloir attaquer partout et tout le temps, sans disposer des moyens suffisants et sans tenir compte du principe allemand du Schwerpunkt.
L'armée Rouge affichait encore un grand nombre de faiblesses : liaison insuffisante entre les chars et l'infanterie ; attaque massive sans préparation d'artillerie ; dotation en munitions insuffisante. Ainsi, au printemps de 1942, l'armée allemande avait traversé victorieusement une terrible épreuve et, de l'aveu du maréchal Joukov, les troupes soviétiques étaient au bout de leurs ressources et le pays ne valait guère mieux.
L'échec subi devant Moscou n'en était pas moins la première défaite subie par la Wehrmacht depuis la campagne de Pologne. Il avait mis fin à l'espoir d'une victoire à l'est en une seule campagne. Au moment où la guerre devenait mondiale avec l'intervention des Etats-Unis, les chances de l'Allemagne de l'emporter s'amenuisaient singulièrement. La bataille de Moscou constitue donc un des tournants de la guerre, autant et même plus que Stalingrad.
echec de hitler devant moscou en 1941
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