Une tentative désespérée

Sur 16 000 hommes qui tentèrent la percée. 785 seulement réussirent à passer

Le général S.S. Pfeffer-Wildenbruch décide alors de tenter une percée vers le nord-ouest pour rejoindre les troupes allemandes qui se trouvent à 25 ou 30 kilomètres de Budapest. Mais les Russes ont vent du projet ; aussi, quand les troupes germano-hongroises déclenchent leur tentative de percée, le 11 février, à 20 heures, elles sont accueillies par un tir d'artillerie infernal. Les mortiers, les « Katioucha » ou « orgues de Staline » fauchent des groupes entiers de ces soldats du désespoir en une bouillie de chair et de sang. Des centaines de mitrailleuses et d'armes automatiques crépitent de tous côtés. Bientôt, la colonne ne peut plus avancer ni reculer. Les survivants de ce massacre effroyable se dispersent alors par petits groupes et tentent de se retrancher dans les ruines environnantes ou d'atteindre les collines boisées du quartier. La chasse commence alors contre ces petits noyaux disloqués. Le général hongrois Hondy est capturé le soir même, le général S.S. Pfeffer-Wildenbruch le lendemain. Quant aux commandants de la 22' et de la 8' division S.S., ils sont tués dans le combat.
Finalement, le 13 février, les derniers groupes de défenseurs de Budapest, dispersés dans les ruines, sont anéantis.
Sur 16 000 hommes qui tentèrent la percée. 785 seulement réussirent à atteindre les lignes allemandes à Zsambek, sous le commandement du lieutenant-colonel Wolff. Presque tous les autres avaient trouvé la mort au cours de cette tentative désespérée.
soldats allemands Budapest 1945
prisonnier allemands budapest 1945
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