Un caractère impitoyable

Quartier par quartier, rue par rue, maison par maison

Le destin tragique de ces deux officiers contribuera à donner aux combats de Budapest un caractère particulièrement impitoyable. Après le rejet de l'ultimatum, l'armée Rouge reprend ses attaques, précédées de pilonnages d'artillerie et de bombardements aériens. Mais il faut admettre que la ville ne sera enlevée que quartier par quartier, rue par rue, maison par maison. L'essentiel des combats retombe sur l'infanterie. Les chars ne sont pas d'un grand secours dans des rues balayées par le feu des 88 allemands ou des 85 « Bofors » hongrois ; ils sont également à la merci des panzerfaust tapis dans les portes cochères ou dans les soupiraux.
Au début de janvier, les Russes ont nettoyé les communes de banlieue et l'on se bat furieusement dans le 2° et le 3° arrondissement. Des Ju-52 et des He-111 tentent de ravitailler la ville par parachutages ; mais les Allemands perdent à ce jeu 105 appareils, et la ration de pain tombe de 150 grammes à 75 à partir du 1er février.
De l'extérieur, les Allemands tentent à trois reprises de libérer les assiégés. Le 18 janvier, les deux divisions S.S. de panzers Totenkopf et « Wiking », appuyées par deux divisions hongroises, font une dernière tentative. Le 4e corps blindé S.S. perce les lignes soviétiques, progresse de 30 à 50 kilomètres et atteint le Danube au sud de Budapest. Mais, le 27 janvier, épuisé, il ne peut aller plus loin.
panzerfaust budapest 1945
budapest 1945
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